COVID-19 ET RHUMATISMES INFLAMMATOIRES CHRONIQUES : EXPÉRIENCE DU SERVICE DE RHUMATOLOGIE DU CHU BAB EL OUED

COVID-19 AND CHRONIC INFLAMMATORY RHEUMATISM : EXPERIENCE OF THE RHEUMATOLOGY DEPARTMENT, BAB EL OUED UNIVERSITY HOSPITAL

 

Objectif : Étudier les caractéristiques des patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) et de la COVID-19 et évaluer la sévérité de l’infection au SARS CoV-2 dans cette population.
Matériels et méthodes : Étude descriptive, mono centrique, entre Mai 2020 et Mars 2021. Ont été inclus des patients qui présentent un RIC et la COVID-19. Nous avons comparé l’activité des RIC avant et après la COVID-19.
Résultats : Nous avons inclus 43 patients (polyarthrite (PR) : 48,83% et Spondylarthrites (SpA) : 51,16%). Vingt-cinq (58,14%) étaient des femmes. L’âge moyen était de 49, 41 ± 12, 25 ans. Aucun patient n’a été transféré en unité de soins intensifs et aucun décès n’a été enregistré. Nous avons noté une augmentation de l’activité des RIC après la COVID-19 pour la PR et les SpA.
Conclusion : A travers cette étude, nous avons constaté que la COVID-19 n’était pas sévère chez nos patients. Une majoration de l’activité de la maladie rhumatismale après la COVID-19 a été notée.
Mots clés : Rhumatisme inflammatoire chronique, COVID-19, sévérité de la COVID-19.

 

Objective : To study the characteristics of patients with chronic inflammatory rheumatism (CIR) and to assess the severity of COVID-19 in these patients.
Methods : Descriptive, observational, and monocentric study, from May 2020 to March 2021. We included patients with CIR and COVID-19. We compared rheumatic disease activity before and after COVID-19.
Results : Forty three patients with CIR (Rheumatoid (RA) : 48,83%, Spondyloarthritis (SpA) : 51,16%). Twenty five (58,14%) were women. The mean age was 49,41 ± 12,25 years. No patients were transferred to intensive care units and no deaths were recorded. The rheumatic disease activity before COVID-19 was low in patients (p=0, 03 for SpA, p=0, 02 for RA).
Conclusion : Through this study, we found that COVID-19 was not severe in our patients. An increase in rheumatic disease activity after COVID-19 was noted
Key words : Chronic inflammatory rheumatism, COVID-19, comorbidities, severity of COVID-19.

 

  • INTRODUCTION

La COVID-19 est une maladie infectieuse causée par le coronavirus, SARS-Cov-2, pouvant se
compliquer d’une détresse respiratoire aiguë qui peut être fatale. Les patients atteints d’un rhumatisme inflammatoire chronique (RIC) peuvent être plus à risque de développer des formes graves de la COVID-19.
L’objectif de ce travail était d’étudier les caractéristiques des patients atteints de RIC, infectés par le coronavirus et d’évaluer la sévérité de l’infection dans cette population.

  • PATIENTS ET MÉTHODES

L’étude était descriptive, observationnelle, mono centrique allant du 03 mai 2020 au 20 mars 2021.
Ont été inclus les patients présentant un RIC (polyarthrite rhumatoïde (PR) et Spondyloarthrites (SpA) infectés par le virus de la COVID-19. Le diagnostic de l’infection par le coronavirus a été posé par le test Polymerase Chain Reaction (PCR) et/ou test sérologique et/ou test antigénique et/ou tomodensitométrie (TDM) thoracique. Nous avons relevé les caractéristiques des patients (âge, sexe, indice de masse corporelle, comorbidités), de la maladie (activité de la maladie évaluée par le Disease Activity Score of 28 joints (DAS28) pour la PR, Ankylosing Spondylitis Disease Activity Score (ASDAS) pour les SpA et les données évolutives). Nous avons comparé l’activité de la maladie rhumatismale avant et après la COVID-19.
L’infection virale est dite sévère en cas de besoin d’oxygène (hypoxie), hospitalisation en unité de soins intensifs et la survenue de décès.

  •  RÉSULTATS

Caractéristiques générales des patients
Quarante-trois observations ont été colligées, comportant 25 femmes (58,14%) et 18 hommes (41,86%), avec un sex ratio H/F : 0,72. L’âge moyen des patients était de 49,41 ± 12,25 ans, la tranche d’âge la plus touchée se situe entre 50 et 60 ans (Tableau 1).
La fréquence des différents types de RIC étaient la PR (48,83%), les SpA (51,16%) avec 39,53% de spondylarthrites ankylosantes (SA), 6,97% de rhumatismes psoriasiques (Rpso) et 4,65% de rhumatismes des entérocolopathies (R entéro) (Graphe 1).
La durée moyenne d’évolution des RIC était de 16,23 ± 8,96 ans (PR 15,66 ± 9,17 ans et SpA 16,77 ± 8,07 ans).
Tableau 1 : Répartition des malades selon les tranches d’âge.

Graphe 1 : Répartition des malades selon le type de RIC

L’indice de masse corporelle (IMC) était de 27,93 ± 5,54kg/m², l’IMC minimale est de 19,69kg/m² et l’IMC maximale est de 44,41kg/m². 30,23% avaient un IMC normal, 34,88% avaient un surpoids et 34,88% avaient une obésité.
Trente-cinq patients (81,38%) avaient des comorbidités. Les comorbidités les plus fréquentes sont : l’hypertension artérielle (34,88%), l’obésité (34,88%), l’ostéoporose (13,95%), la dysthyroïdie (13,95%), gastrite et ulcère (13,95%), la dyslipidémie (6,97%), le diabète (4,65%), l’asthme (2,32%), mélanome (2,32%), hépatite B (2,32%),
infarctus du myocarde (2,32%) et tuberculose pulmonaire (2,32%) (Graphe 2).
Le tabagisme a été rapporté chez deux patients soit 4,65%  

Graphe 2 : Les différentes comorbidités des patients

La comparaison des pourcentages des différents stades d’activité de la maladie avant et après COVID-19 ne révèle pas de différence significative sauf pour la rémission dans la PR et la faible activité dans les SpA (Tableau 2) Par contre l’activité des RIC a augmenté après l’infection à la COVID-19, lors des comparaisons des moyennes du DAS28crp et de l’ASDAScrp avant et après infection étaient statistiquement significatives, pour la PR (p=0,02) et pour les SpA (p=0,03) (tableau 3).
Tableau 2 : Activité des patients atteints de RIC et de la COVID-19

Tableau 3 : Comparaison de deux moyennes (test de Student pour séries appariées) avant et après COVID-19

Les traitements reçus par les malades avant l’infection par la COVID-19 sont résumés cidessous (Tableau 4)

Tableau 4 : Traitements des malades atteints de RIC

SSZ : Sulfasalazine, cs DMARDs : conventional synthetic Disease-Modifying AntiRheumatic Drugs, bDMARDs : biologic Disease-Modifying AntiRheumatic Drugs.
Le diagnostic de l’infection par la Covid19 a été posé sur la positivité de la PCR dans 32,55%, les tests sérologique et antigénique étaient positifs dans 55,81% et la TDM thoracique positive (présence de foyers en verre dépoli) dans 51,16%.
L’étendue des lésions parenchymateuse varie de moins de 10 à 50%. 16,28% avaient une étendue entre 25-50%.
Dans notre étude plusieurs symptômes ont été relevés chez nos patients, les signes les plus fréquents sont : l’asthénie (86,04%), la fièvre (51,16%) et l’anosmie (48,83%) (tableau 5).

Tableau 5 : Fréquence des symptômes observés chez les patients infectés par la COVID-19

La durée moyenne des symptômes de la COVID-19 était de 20,6 ± 14,58 jours avec des extrêmes de 2 jours et 75 jours. Durant l’infection au coronavirus, les malades ont arrêté leurs traitements. Deux patients ont arrêté les anti-inflammatoires non stéroïdiens, un autre a arrêté la corticothérapie, 14 patients ont arrêté les traitements de fond conventionnels synthétiques et 26 patients ont arrêté la biothérapie.
La durée moyenne des arrêts thérapeutiques est de 50,92 ± 34,64 jours.
Dans notre étude nous avons relevé 7 cas d’hypoxie, 6 avaient une PR et un malade était suivi pour un rhumatisme des entérocolopathies.
Deux PR ont reçu le rituximab, un homme et une femme. La patiente a eu la COVID-19, 20 jours après la 2ème perfusion de rituximab sans aucune complication.
L’autre patient a présenté une infection par le coronavirus une semaine après la 2ème perfusion de rituximab, qui s’est compliquée d’une embolie pulmonaire avec hypoxie (désaturait à 88% à l’air ambiant). Le patient est âgé de 63 ans, atteint de PR, aux antécédents de diabète de type I, d’hypertension, artérielle et de tuberculose
pulmonaire. Il était sous hydroxychloroquine et rituximab pour la PR. L’embolie pulmonaire a été traitée par l’héparine puis par les anti vitamine K.
L’évolution était favorable.
Aucun de nos patients n’a été transféré en unité de soins intensifs et aucun décès n’a été observé. Différents traitements prescrits chez les malades atteints de RIC et infectés par la COVID-19 : Antibiotiques, hydroxychloroquine, enoxaparine, corticoïdes, vitamines C et D, zinc, antalgiques et acétylsalicylique.

  • DISCUSSION

A Travers cette étude nous constatons que la tranche d’âge chez nos patients est entre 50 et 60 ans, concordant avec les données de la littérature [1].
Dans ce travail, les comorbidités les plus fréquemment observées dans notre population d’étude sont l’hypertension artérielle (HTA), l’excès pondéral et l’obésité.
La fréquence de l’HTA, a été rapportée dans plusieurs publications [1-3].
Plusieurs études ont conclu que l’obésité est un facteur de gravité de la COVID-19. Les personnes obèses ont un risque plus élevé d’hospitalisation, d’admission en unités de soins intensifs, de recours à la ventilation mécanique invasive et de décès [4-5].
Pour d’autres auteurs, le taux de décès des patients obèses hospitalisés pour COVID-19 n’est pas plus élevé que celui des autres patients [6].
Plusieurs mécanismes physiopathologiques sont impliqués dans les liens entre les formes sévères de la COVID-19 et l’obésité : des altérations pulmonaires, une dysimmunité, une surexpression du récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2, des facteurs pro-thrombotiques et inflammatoires voire des altérations du microbiote intestinal[7, 8].
Comme la majorité des auteurs nous avons remarqué que les symptômes les plus fréquents sont l’asthénie, la fièvre, l’anosmie, la toux et les céphalées [9, 10].

Nos patients avaient une faible activité avant la Covid-19, pouvant expliquer en partie l’évolution favorable de l’infection chez nos malades malgré la présence de comorbidités. Des auteurs considèrent que l’activité élevée de la maladie rhumatismale représente un facteur de risque de mortalité [11].
Le diagnostic de la COVID-19 a été posé selon la disponibilité des tests, sur la positivité de la PCR et/ou des tests antigéniques et/ou sérologiques et/ou la présence d’une pneumopathie avec des images en verre dépoli au scanner thoracique.
Les traitements médicamenteux anti COVID-19 prescrits répondaient aux recommandations nationales.
A travers cette étude, nous constatons que l’évolution globale des patients atteints de RIC, infectés par le virus SARS-Cov-2 est favorable.
Aucun patient n’a été transféré en réanimation et aucun décès n’a été observé. L’évolution favorable des RIC a été rapportée dans plusieurs publications, les auteurs n’ont pas trouvé une augmentation de l’incidence ou la sévérité de COVID-19 [12-14].
Dans notre série, un patient a présenté une embolie pulmonaire survenant une semaine après la 2ème perfusion de rituximab ; mais l’évolution était favorable.
La COVID-19 est une maladie thrombotique, les thromboses sont en rapport avec plusieurs facteurs telles qu’une inflammation importante des cellules endothéliales (endothélite) après pénétration du SARS-COV-2 dans les voies respiratoires et donc l’endothélium ne peut plus assurer son rôle antiagrégant et anticoagulant, en empêchent la formation de thromboses dans la circulation sanguine [15,16]. La libération importante de plusieurs cytokines pro-inflammatoire (L’orage cytokinique)
telles que l’interleukine (IL-) 1β, l’IL-6 et le tumor necrosis factor α (TNFα) entrainent une dysfonction endothéliale provoquant un déséquilibre entre les facteurs procoagulants et fibrinolytiques causant la formation de thromboses. L’hypoxie, la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) observée dans la phase terminale du
COVID-19, la présence d’anticoagulant circulant et l’hyperactivité plaquettaire [15, 16].
Les formes sévères de la COVID-19 s’accompagnent d’une augmentation des D-Dimers et du taux de fibrinogène, une thrombopénie modérée, une diminution du taux de prothrombine (TP) et un allongement du temps de céphaline activée [15, 17,18].
Selon les résultats du registre «Global rheumatology Alliance» les patients traités par rituximab et par anti-jak ont développé une forme plus sévère de COVID-19 comparés aux patients sous anti-TNF et sous csDMARD, ces derniers auraient un effet protecteurs [19, 20]. Sous rituximab il y a une diminution de la production d’anticorps en raison de la déplétion des lymphocytes B. rendant le patient plus vulnérable à l’infection et donc ne pouvant pas neutraliser la réplication du virus[21,22]. Expliquant la complication de la COVID-19 chez le malade qui a présenté une embolie pulmonaire. La prise de corticoïdes avant la perfusion de rituximab va contribuer à une diminution supplémentaire du nombre de lymphocytes B [21,22]. L’intervalle entre la dernière perfusion de rituximab et la survenue des premiers symptômes de la COVID-19 est d’une semaine, les auteurs ont noté[22] que la COVID-19 est plus sévère juste après un cycle de rituximab, plus l’intervalle est court, plus le risque de forme sévère est important. En plus de l’effet délétère du rituximab, le patient avait des comorbidités (HTA, diabète de type I et tuberculose pulmonaire), qui ont aggravé la pathologie virale du patient.

  • CONCLUSION

À travers cette étude, nous avons remarqué que la COVID-19 a concerné plus fréquemment les sujets âgés entre 50 et 60 ans dont la majorité avait au moins une comorbidité. L’évolution est globalement satisfaisante.

  • RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Revue SAI N° 06 : 1er Semestre 2022